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Dayana Nassyrova, gagnante de la première Astana Sommelier Cup

Grâce aux titres, les gens me font plus confiance

Dayana Nassyrova, 21 ans, étudie la chimie à l’Université nationale kazakhe al-Farabi, tout en travaillant comme sommelière depuis environ deux ans et demi. Elle a reçu sa formation en vin à l’école OVino d’Almaty, au Kazakhstan, avant de suivre la formation WSET Advanced à Saint-Pétersbourg. Elle travaille présentement à titre de responsable de marque pour MonteBianco LLP à Almaty.

Bien que sa carrière ne fasse  que commencer, elle a déjà connu beaucoup de succès lors de plusieurs concours. En 2018 seulement, elle a pris la deuxième place au Concours du meilleur sommelier du Kazakhstan, a représenté le Kazakhstan au Concours du Meilleur sommelier d’Asie & Océanie, et elle a remporté l’Astana Sommelier Cup et la première Coupe internationale des sommelières de Kiev.

Q : Dayana, vous avez participé à trois concours majeurs en deux mois à peine, et vous en avez remporté deux. C’est beaucoup, en si peu de temps. Comment vous sentez-vous ?

Je me sens très heureuse, car j’ai acquis une quantité remarquable d’expérience. J’ai fait des erreurs, remarqué mes faiblesses, et j’en suis très heureuse, parce que maintenant, je vois ce qu’il faut améliorer. Quand on se prépare, on ne voit pas ses erreurs, mais durant le concours, elles sont plus faciles à identifier. Lors du concours de Kyoto, j’ai rencontré beaucoup de grands professionnels, reçu des commentaires très utiles et j’ai compris comment les choses fonctionnent. Pendant les concours d’Astana et de Kiev, j’étais très heureuse d’avoir eu l’occasion d’améliorer mon travail sur scène et d’avoir gagné en confiance.

Q : Est-ce que ces titres ont eu un effet sur votre vie professionnelle et personnelle ?

Du côté professionnel, j’ai remarqué qu’après avoir obtenu mes titres, bien des gens me font plus confiance et me demandent des conseils, et c’est aussi plus facile de travailler avec nos partenaires. J’ai aussi remarqué que des étrangers me reconnaissent, dans des bars et des restaurants, ce qui est très inattendu, pour moi : au Kazakhstan, il n’y a pas de publications sur le vin ou d’autres choses du genre. Du côté personnel, je n’avais déjà plus de temps, dès que j’ai commencé ma préparation pour le concours Asie & Océanie, et j’en ai encore moins, maintenant. J’ai beaucoup de travail, des études universitaires à temps plein, et tout mon temps libre est consacré à la préparation des concours.

Q : Vous allez représenter le Kazakhstan au Concours du Meilleur sommelier du monde. Quelles sont vos attentes ?

Pour être franche, je ne m’attends pas à parvenir en finale, parce que je ressens un grand manque d’expérience, surtout en matière de dégustation. Notre marché n’est pas encore assez grand et il y a plusieurs catégories importantes de vins et de spiritueux qui ne sont pas présentes ici, mais j’espère que d’ici le prochain concours, nous aurons amélioré la situation. Quoi qu’il en soit, je vais essayer d’obtenir un bon résultat.

Q : Quels sont vos plans d’avenir?

Récemment, je me suis inscrite au diplôme du WSET et je crois que c’est une bonne façon pour moi de gagner de l’expérience en dégustation et en théorie, ce qui m’aidera pour les concours à venir. En tant que responsable de marque pour une compagnie d’importation de vin, je veux élargir notre marché et faire entrer de plus en plus de catégories intéressantes au Kazakhstan. Je voudrais aussi aller travailler pour un certain temps dans un restaurant gastronomique européen, afin d’améliorer mes capacités à être sur scène.

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