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Eric Zwiebel – Sommelier, Royaume-Uni

J’ai perdu mon mentor, mon ami, mon confident et mon père spirituel. Je connaissais Gérard depuis 20 ans. Ce qui m’a toujours impressionné, je crois, avec Gégé, c’était sa façon de présenter ou d’expliquer les choses.

Quand je me préparais pour des concours, il sacrifiait toujours de son temps pour m’aider. Un jour, je lui ai demandé par où je devrais commencer pour étudier tous ces vins, dans tous ces livres. Il m’a répondu, « choisis un pays et revient me voir dans deux semaines. » Je suis revenu deux semaines plus tard et j’étais très fatigué. J’avais essayé d’étudier l’Italie, parce que tous les livres commencent par la France, suivie de l’Italie, puis de l’Allemagne et de l’Espagne. Les plus grands pays – et les plus difficiles à étudier. Alors que nous étions en train de terminer la discussion sur ce que j’avais accompli, il m’a dit que c’était très bien, mais que je devrais commencer avec des pays plus petits, des régions comme la Nouvelle-Zélande, le Chili, l’Argentine, l’Oregon, et ainsi de suite. « Commence par la fin du livre, c’est plus facile, » qu’il me dit. J’étais déçu parce qu’il venait de me faire comprendre que, malgré tout le travail que j’avais fait sur l’Italie, je n’étais pas prêt.

Aussi, je suis très compétitif, comme Gégé. Au football, il était un supporter de Saint-Étienne et moi, de Strasbourg. Chaque fois qu’il voulait me faire comprendre quelque chose sur les concours, dans le monde du vin, il me donnait comme exemple ce qu’un footballeur aurait fait.

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